Objectifs de la formation
Objectifs
Le postgrade vise à apporter aux participants des connaissances (un savoir) ainsi que des compétences (un savoir faire et un faire savoir, sans oublier le savoir être) pour:
analyser, comprendre et anticiper les changements territoriaux;
acquérir une méthodologie du projet territorial;
prendre en compte les principes du développement durable dans les projets territoriaux;
disposer des capacités d'ingénierie sociale, de conception, de modélisation et de management de projets territoriaux aux différentes échelles spatiales;
appréhender les processus participatifs et décisionnels;
contribuer à la recherche de solutions originales tant du point de vue du développement territorial que du point de vue institutionnel;
acquérir des connaissances pour concevoir et mettre en œuvre des stratégies de communication.
Une pédagogie conçue autour du chantier
La formation proposée ne peut pas être conçue dans le cadre d'une démarche pédagogique traditionnelle, structurée en modules disciplinaires successifs. Elle est pensée sous forme de trois chantiers qui permettent de prendre en compte quatre grands principes pédagogiques au sein du postgrade:
l'interdisciplinarité: tant dans les cours que dans les ateliers et séminaires, la formation met l'accent sur une approche interdisciplinaire des analyses et des recherches de solutions. Mettre en relation, formuler des synthèses, questionner à partir de plusieurs disciplines, guident la conception et le déroulement du chantier;
la prise en compte des échelles spatiales: le postgrade vise à donner aux étudiants des compétences pour raisonner et agir en prenant en compte les interdépendances spatiales; il ne forme pas des spécialistes du «local» ou du «national»;
la pédagogie du projet territorial: le postgrade met l'accent sur le développement de capacités d'élaboration et de conduite de projets territoriaux à différentes échelles spatiales, dans un contexte en mutation et en milieu décisionnel complexe;
les expériences territoriales concrètes: un temps de formation est réservé à des exercices de terrain ainsi qu'à l'analyse critique de pratiques d'aménagement réussies ou non. Il s'agit en quelque sorte de tirer des enseignements des «bonnes pratiques».
Un renouvellement méthodologique
Ces mutations spatiales impliquent le recours à de nouveaux outils méthodologiques mais également un renouveau des outils et pratiques existants, selon quatre axes majeurs :
1. La prospective territoriale : l'aménagement est toujours orienté vers le futur, mais la complexité territoriale renforce le besoin de visions et de scénarios territoriaux, afin d'anticiper le champ des possibles ainsi que les incidences des politiques territoriales envisagées. La prospective territoriale est un de ces nouveaux outils. Elle implique un renouvellement des méthodes qui va du diagnostic territorial jusqu'à l'élaboration de scénarios territoriaux.
2. L'évaluation : deux éléments majeurs renforcent le besoin d'outils d'évaluation. L'émergence du concept de développement durable tout d'abord qui implique un diagnostic orienté selon trois topiques sociales, économiques et environnementales. Enfin, la rupture avec le développement proprement dit et la recomposition des territoires a des incidences sur les outils d'aménagement existants. Une phase préliminaire d'évaluation permet la réadaptation des outils d'aménagement utilisés jusqu'alors afin de les conformer au contexte territorial, institutionnel et social propres à ce lieu. L'évaluation implique la formulation d'indicateurs informés par des critères qualitatifs et quantitatifs. Ces informations de référence servent à mettre en évidence les évolutions en cours sur un territoire spécifique et de les comparer avec d'autres espaces (indicateurs génériques).
3. La communication : la communication fait partie de la procédure de légalisation de la planification, notamment à travers l'enquête publique. La communication conditionne également le degré d'implication des acteurs au projet territorial. Elle favorise l'émergence du consensus comme elle peut porter atteinte au projet en alimentant les conflits territoriaux. Les méthodes de communication utilisées en aménagement sont nombreuses et adaptées aux configurations locales comme au projet territorial visé. Citons notamment le recueil d'attente, les entretiens semi-directifs, la concertation ; c'est-à-dire l'élaboration conjointe du projet, l'aide à la décision. Un des points clefs du projet territorial est justement la corrélation entre mode de communication et nature du projet territorial.
4. La géomatique : le développement des NTCI a non seulement des conséquences en terme de communication de projet mais également en terme de méthode de travail en aménagement. Les sources d'information qui permettent d'établir un diagnostic territorial se multiplient grâce aux supports informatiques et diverses banques de données consultables. Le cours théorique « géomatique » permettra aux étudiants d'apprendre à utiliser ces nouveaux outils du projet territorial.
=> Programme et contenu de la formation
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